Howard Galganov
Galganov aura une renommée mondiale
On ne sait jamais où finissent les chicanes qu’on commence.
Lorsque Howard Galganov est arrivé au paisible petit village de Russell pour s’attaquer à l’affichage bilingue, il ne s’attendait certainement pas à finir, trois mois plus tard, dénoncé à travers le monde francophone de l’Europe et de l’Amérique.
La XVIIe Conférence des peuples de langue française tenait, la semaine dernière, sa réunion annuelle au Lac Beauport en banlieue de Québec.
Après une présentation de Gilles Rhéaume de la Ligue québécoise contre la francophobie canadienne et d’Yves Saint-Denis, un vétéran des luttes pour le français dans l’Est ontarien, les délégués étaient pompés à bloc contre Galganov.
Ils ont donc dénoncé l’appel public de Galganov au boycottage des commerces canadiens-français dans le Canton de Russell comme étant du «racisme» et de la «francophobie».
La Conférence des peuples regroupe des militants de la langue française qui vivent en situation minoritaire en Europe et en Amérique.
Il y a des habitants du Jura, des Valdôtains d’Italie, des Belges en terre flamande, des Suisses parlant français, et de la France, des anciens amis du feu général Charles de Gaulle qui revivent encore la gloire de la 5e République.
Ils sont des batailleurs et «politicailleurs» bien connus ainsi des brasseurs de merde linguistique des plus chevronnés. Ils n’ont qu’une chose en tête : faire respecter le français partout où on le trouve à travers le monde. Leur devise pourrait bien être «Se tenir debout pour la langue et la race».
Ces gens ont une certaine influence politique, particulièrement dans les médias engagés des régions rurales de l’Europe.
Même les Canadians for Language Fairness, qui ont perdu leur lutte contre le français à l’hôtel de ville d’Ottawa, n’ont jamais joui d’une telle couverture médiatique, et pourtant, ils s’en sont pris à une des langues officielles dans la capitale bilingue d’un pays bilingue.
Rhéaume et Saint-Denis ont d’autres plans en tête. Ils s’en vont, en Belgique, au mois d’octobre, pour se présenter leur cause devant la Commission des droits de l’homme de l’Union européenne. Ils veulent faire condamner Galganov pour racisme et francophobie.
Pauvre Galganov. Il sera dans tous les journaux francophones de l’Europe. La
vie n’est pas facile. Regrettera-t-il le jour où il a mis le pied à Russell pour croiser le fer avec le conseil du Canton?
De la manière que les choses vont, il ne manquerait plus que les Nations Unies à New York et le Tribunal international de La Haye se tournent contre Galganov.
Rhéaume dit que tout ça se comprend. Il se dit convaincu que la majorité des anglophones de l’Est ontarien n’approuve pas ce que fait Galganov et que sa croisade contre l’affichage bilingue est vouée à l’échec. «Les Anglais sont du monde comme vous et moi, dit Rhéaume. Ils ne sont pas du tout comme Galganov.»
Au moins, ça, c’est un début. Tant mieux.
Benjamin Le Bel
Commentaire mis en ligne le 5 novembre 2008À lire un commentaire comme celui de Tym Machine, mis en ligne le 5 octobre... Il est - et il sera - de plus en plus naturel que le Québec devienne un pays souverain. La souveraineté du Québec sera faite au nom de la nation québécoise et aura prise sur le passé et sur la modernité.
Quant aux francophones canadiens, nos frères et nos soeurs, ce sera pour nous un devoir qu'il y ait un dialogue continuel et riche d'espoir. Le pays québécois ne peut que faire grandir le rayonnement de la francophonie en terre d'Amérique.
Le pays canadien nous procure l'inverse soit le non respect du fait français.
Un commentaire de Laval au Québec.