Jean-Philippe Vinette espère que son projet d’installer une toiture végétale sur une partie du Complexe récréatif de Rockland sera approuvé par le conseil municipal. Photo : Sandy Chirol
Une initiative verte à Rockland
Installer une toiture végétale sur le Complexe récréatif de Rockland. Voilà l’idée proposée par un élève en 12e année de l’École secondaire l’Escale à Rockland.
Président du comité de l’environnement de l’établissement et membre de la société environnementale de Clarence-Rockland, Jean-Philippe Vinette espère que soit votée une résolution qui lui donnera le feu vert pour envoyer ses demandes de subventions et contacter la société retenue pour faire les travaux. Après un an de travail, il a présenté son projet estimé à environ 38 000$ aux conseillers de la Cité de Clarence-Rockland en décembre dernier.
Le jeune homme croise les doigts. Si c’est réellement depuis l’an passé que le projet est en route, l’idée circule depuis trois ans. Déjà , à l’époque, l’adolescent avait proposé son initiative verte à la municipalité.
«Ma première proposition avait été refusée, car j’avais envisagé un projet trop ambitieux. Je voulais recouvrir l’ensemble du Complexe récréatif par un toit vert. La municipalité n’avait pas le budget pour ça», justifie Jean-Philippe.
Si la résolution est approuvée par le conseil municipal, le toit plat et bétonné de la partie inférieure du Complexe – situé au niveau de la bibliothèque – devrait être recouvert de gazon et de divers petits végétaux qui non seulement embellirons la structure, mais auront plusieurs avantages écoénergétiques.
«Selon les recherches que j’ai effectuées, le toit vert réduirait les frais de climatisation et de chauffage de 30% et purifierait l’air grâce aux précipitations qui tombent sur le toit. Il permettrait également de réduire le stress dans les égouts, donc de diminuer le risque de refoulement», explique avec assurance le jeune homme.
Jean-Philippe Vinette sait de quoi il parle et malgré son âge, il est depuis plusieurs années préoccupé par les enjeux environnementaux. «En 9e année, je suis allé à l’Envirotron présenter mon travail sur l’impact des éoliennes sur l’environnement. Ça m’a donné la piqure.»
Dès la fin de son secondaire, il prévoit par ailleurs de se lancer dans des études en sciences politique. Il espère que son bagage en environnement lui permettra de contribuer à inclure davantage les questions environnementales sur la scène politique.