«Pour un bon et un beau balcon, suffit de suivre trois étapes: la fondation, la structure et la finition», indique Yves Lachapelle, spécialiste en construction.
Ainsi, il faut s’assurer d’avoir un bon sol sous les pieds, mais aussi d’avoir un plan avec les mesures exactes lors de l’achat des matériaux.
Il est important que la fondation soit solide et bien ancrée en tenant compte des périodes de gel et dégel. Pour la fondation, il existe plusieurs types de semelles et poteaux sur le marché. La façon standard consiste à creuser les trous des poteaux, qui doivent mesurer au moins quatre pieds de profondeur et huit pouces de diamètres. Pour mettre les poteaux en place, deux choix sont possibles: le remplissage de ciment ou l’encrage des pieux dans de la pierre concassée recouverte de ciment. «C’est toujours mieux que l’assise des poteaux soit du gravier parce que contrairement au ciment, les cailloux permettent de laisser passer l’eau. Résultat: le ciment travaille moins au cours des changements de saison et des intempéries», explique M. Lachapelle. Le ciment devrait monter jusqu’à 4 ou 5 po du niveau du sol et doivent être d’équerre.
Mentionnons qu’on peut également insérer les poteaux dans des deck-bloc (pieds d’éléphant en béton). On fait un léger creusage dans le sol, on recouvre le large trou d’une membrane de géotextile et de pierre concassée avant de poser les blocs de patio. Finalement, on peut choisir des poteaux de soutien en métal servant à soutenir les patios, galeries et remises. Sorte de vis, ceux-là supportent jusqu’à 5000 livres selon la composition du sol et résistent aux mouvements du sol, car ils sont vissés sous la ligne de gel.
Enfin, à savoir s’il est préférable de visser –ou pas– la terrasse à la maison, M. Lachapelle signale que oui, en raison des effets de déplacements dus au gel et au dégel.
Une fois la fondation posée, il faut couper les poteaux à la hauteur voulue avant d’y installer la structure. Il faut fixer les poutres avec des boulons en s’assurant que le haut des poteaux soit à égalité avec le dessous des poutres.
Pour les solives, on les coupe à la longueur voulue, puis, on les fixe aux poutres avec des clous ou des boulons. Il faut clouer les entretoises aux solives tous les 3 ou 4 pieds. Pour le plancher, il est possible d’utiliser des supports de terrasse invisibles. D’une longueur de 45 pouces, on ne retrouve aucun trou de clous (ou de vis) sur la surface du plancher et les fixations sont donc invisibles. «C’est un bon investissement parce qu’en plus d’être plus esthétique, le support évite la détérioration prématurée de la terrasse et prolonge sa longévité», fait remarquer Yves Lachapelle.
FinitionPour le plancher de la terrasse, il existe encore là plusieurs choix: bois traité, fibre de verre ou polybois.
Si on choisit le bois, il faut savoir que l’espace entre les planches est d’environ 1/8 de po. Après avoir posé quatre ou cinq planches, vérifiez la distance entre le bout des planches et le bord du plancher vers lequel on se dirige. On doit obtenir la même mesure aux deux bouts. Le bois traité, même s’il est traité, demande un entretien régulier.
Le fibre de verre peut s’avérer un bon choix pour ceux qui possède une maison qui ne disposent, par exemple, ni d’un garage ni d’une remise et qui auraient besoin d’une surface d’entreposage. Offert en différents choix de couleur, il vient en une seule pièce (jusqu’à 12pi X 36pi). On peut se le procurer sans rebord ou encore avec dado et rebord avec larmier pour une plus belle finition. « Le fibre de verre peut être fort avantageux. D’abord parce qu’on peut dire adieu à la peinture et la teinture, mais aussi parce qu’il sera possible d’utiliser le dessous du balcon comme entreposage. Cette section sera lors complètement imperméable », soutient notre expert chez Patrick Morin.
Enfin, le revêtement de polybois s’inscrit dans une nouvelle tendance en terme de finition de terrasse. Ces « planches» sont fabriquées à partir de résine de plastique et résistent au fendillement et à la pourriture. Sans entretien et durable, cette texture ressemble à s’y méprendre à des planches de bois, car elles imitent les rainures du bois. « L’inconvénient s’il y en a un, c’est que les planches ont tendance à prendre de l’expansion sous l’effet de la chaleur », mentionne Yves Lachapelle. Ce dernier indique qu’il s’agit pourtant d’un bon choix si la terrasse est située à l’ombre et si le balcon est situé en plein soleil, on choisit des planches de ELK (mélange de fibre de bois fin et de résine) trouées en son centre et qui laisse passer l’air. L’expert ajoute qu’avec ce revêtement, il faut s’assurer que le barbecue ne soit pas collé à la rampe de polybois pour des questions de sécurité.




