À la Chambre des communes, mardi dernier, le ministre de la Défense, Peter MacKay, a démenti avec vigueurs ces allégations.
Interrogé sur l’affaire, le député fédéral Pierre Lemieux qui est aussi président du Comité spécial sur la mission canadienne en Afghanistan relance la balle au Ministère de la Défense en prétextant que cette affaire ne fait pas partie de son champ d’intervention.
«C’est le ministère de la Défense qui s’occupe de ça», s’est-il contenté de dire.
Alors que le ministère de Peter MacKay avait promis de tenir une enquête pour élucider les faits invoqués par les quatre soldats, voilà maintenant que cette enquête pourrait ne pas avoir lieu selon Pierre Lemieux.
«Personne ne sait si cette histoire est vraie ou fausse, mais on ne peut pas dire qu’il y aura une enquête», a-t-il affirmé.
Rencontré par La Nouvelle, le chef du Nouveau Parti démocratique du Canada, Jack Layton affirme avoir de la difficulté à croire que le ministre de la Défense n’était pas au courant de l’histoire.
«C’est difficile de le croire. J’ai eu des conversations avec un ancien combattant qui a été témoin de gestes semblables et qui m’a dit que c’est impossible qu’une telle situation n’ait pas été présentée au ministre.»
Le chef du NPD, qui admet que cette situation pourrait entacher la réputation du Canada à l’étranger, n’a pas apprécié la manière de Peter MacKay de répondre aux questions soulevées en Chambre mardi dernier.
«J’ai trouvé la réaction du ministre un peu arrogante. Ce n’est pas la façon respectueuse de répondre aux questions soulevées par les anciens combattants qui souffrent à cause de ses souvenirs d’actes commis sur des jeunes.»
«On ne peut pas se fermer les yeux et les oreilles devant de telles attaques. On doit avoir une enquête pour déterminer la vérité.»
Viols d'enfants en Afghanistan : Pierre Lemieux se fait prudent
Une nouvelle présentée la semaine dernière par le réseau TVA affirmait qu’au moins quatre soldats canadiens auraient été témoins de viols d'enfants en Afghanistan, mais que leurs supérieurs leur auraient demandé de ne pas intervenir. Deux des quatre militaires proviendraient de la base de Petawawa et auraient confié à des aumôniers ce dont ils avaient été témoins.
- Nombre de fois lu : 635
- Coter
- Haut de page




