Détruite par un incendie l’an passé, la ferme Racine à Casselman a dû être entièrement reconstruite avant de pouvoir retrouver son activité d’antan le 10 janvier dernier.
Avec un investissement de plus 2,5 millions $, les aménagements ont été réalisés et assortis d'équipements à la fine pointe de la technologie de manière à renforcer la sécurité tant des bâtiments, des personnes circulant sur le site que des quelque 200 vaches laitières.
«Je ne pense pas que ma ferme n’était pas sécuritaire avant, elle était juste plus traditionnelle. Nous ne saurons jamais vraiment ce qui a causé l’incendie bien que l'on pense qu'il provienne d'un panneau électrique, estime Louis Racine. Aujourd’hui, tout est forcément aux normes puisque nous avons tout perdu et qu'il a donc fallu tout racheter. Mais en profitant de la reconstruction, j’ai voulu que la ferme garantisse la meilleure sécurité et efficacité possible car il faut toujours aller de l’avant, s’améliorer si on veut assurer la relève de la ferme.»
Afin notamment d'éviter que le pire ne se reproduise, la famille Racine a fait preuve de vigilance quant au choix des nouveaux équipements électriques.
Ils ont notamment choisi de s'équiper de panneaux électriques informatisés qui permettent de contrôler tous les moteurs de la ferme. Ce nouveau système peut contrôler les surcharges électriques mais également prévenir d'un dysfonctionnement en envoyant directement une alerte via le téléphone cellulaire des cultivateurs.
Pour renforcer la sécurité des enfants, la famille a également pris plusieurs dispositions. Tous les produits chimiques tels que les détergents ont été entreposés dans un local verrouillé.
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Il en est de même pour la salle des soins vétérinaires dans laquelle se trouvent les médicaments administrés aux bêtes, ainsi que pour la pièce où il y a les nouveaux panneaux électriques. Les enfants peuvent également regarder en toute sécurité leurs parents travailler depuis le balcon de la pièce de vie construite au dessus de la salle de traite des vaches.
«Je voulais aussi que nos enfants puisse profiter de leur vie à la ferme en leur permettant de circuler de partout en toute sécurité», indique le cultivateur.
Aussi, le système de récupération du lait a été isolé dans une cave afin que les équipements et le lait restent au propre à l'abri de toute contamination.
Conscient que la sécurité à la ferme passe aussi par la santé des vaches, Louis Racine a décidé de leur offrir une nouvelle qualité de vie.
Une barrière de triage permet aux vaches de se rendre deux fois par jour à la traite puis de regagner l'étable sans que le comportement de celles-ci ne soit affecté. «Des chercheurs considèrent que les vaches savent compter jusqu'à 70 et que dès l'instant qu'il y a plus de 70 vaches ensemble elles perdent leur rang social et s'affolent. Cet équipement permet d'éviter cela», explique le fermier.
De plus, les bovins passent leur journée dans une étable plus lumineuse et plus spacieuse (443 par 106 pieds). Les anciens ventilateurs bruyants ont disparu au profit d'une structure équipée d'un système d'air naturel ce qui permet d'offrir également aux vaches un environnement plus calme, sans compter que des hauts parleurs leur diffusent de la musique en tout temps.
La ferme dispose d’un «hôpital» et d’une «pouponnière» pour les vaches, comme les nomment M. Racine. La salle de soins vétérinaires est également équipée d'un système de vidéosurveillance qui permet de savoir qui administre les soins aux vaches.
Ces nouveaux aménagements et équipements ont amélioré la qualité de vie des vaches et leur santé et ont par conséquent des répercutions positives sur la production laitière de la ferme. «Avec ce nouvel environnement et les nouveaux équipements mes vaches produisent plus. Par traite, certaines bêtes peuvent produire chacune jusqu'à 50 kg de lait. En moyenne chaque vache donne à chaque traite 10 kg de lait de plus qu'avant», considère M. Racine au regard des nouveaux résultats informatisés.
Indépendamment de ces nouveaux aménagements, Louis Racine considère que la gestion même de la ferme est un atout en matière de sécurité. «Mon frère, ma sœur et moi sommes tous les trois actionnaires de la ferme. Ça nous permet de nous relayer si l'un de nous est fatigué ou décide de prendre du repos. Être cultivateur est un métier fatiguant et lorsqu'on est seul pour tout gérer c'est difficile d'être toujours en alerte et donc un accident peut plus facilement arriver», conclut Louis Racine.




