En cette année sans mégaspectacle à la Ferme Drouin, la tournée provinciale de L'écho d'un peuple se poursuit avec un arrêt à Barrie, les 22 et 23 octobre.
Plus de 200 comédiens de la Huronie se joindront aux 50 membres de la troupe originaires d’ici pour présenter un spectacle intérieur inspiré de l'histoire d'une région qui a été le point de départ de la présence francophone en Ontario.
Le directeur artistique de L'écho, Félix Saint-Denis, a ainsi voulu rappeler aux spectateurs certains des premiers jalons de la vie des Franco-Ontariens qui ont eu lieu chez eux.
«C'est là qu’est arrivé le premier éclaireur de (Samuel de) Champlain, Étienne Brûlé, en 1610. C'est une région extrêmement riche en histoire, c'est comme le printemps de l'histoire franco-ontarienne», a-t-il indiqué.
En plus de célébrer le 400e anniversaire de l'arrivée de ce personnage historique, le spectacle mettra en scène d'autres moments forts de cette région située aux abords de la baie Georgienne, comme la mission Sainte-Marie-aux-Hurons, l'arrivée des Voyageurs de 1828, la légende du Loup de Lafontaine et les manifestations pour obtenir une école secondaire de langue française à Penetanguishene. En 1979, 58 élèves ont occupé un ancien bureau de poste pour créer leur école francophone de façon illégale dans ce village.
Durant ces deux journées de représentations scolaires et générales, ce sont près de 3000 spectateurs qui sont attendus au Théâtre Gryphon du Collège Georgian, à Barrie. M. Saint-Denis souligne que ce spectacle sera le plus grand rendez-vous culturel franco-ontarien jamais présenté en Huronie.
«C'est une très grande manifestation culturelle. L'écho d'un peuple en Huronie devient le plus grand spectacle produit en français dans l'histoire de cette région. Avec 250 comédiens, danseurs et chanteurs, c'est immense!»
Cet événement a attiré plusieurs bénévoles intéressés à participer à ce spectacle francophone. Comme les places étaient limitées, l'équipe a dû en refuser un certain nombre. «Il y a un immense engouement pour ce spectacle. Il y a eu une liste d'attente qui s'est formée pour devenir comédien bénévole afin de combler les 200 places locales. Ça nous donne le sentiment d'être sur le bon chemin», a noté M. Saint-Denis.
D’après lui, ces rendez-vous ressemblent à une réunion de famille, avec les comédiens de l'Est ontarien qui rencontrent des francophones d'ailleurs dans la province, comme ceux de la région de Barrie.
«C'est une rencontre spéciale. Culturellement, c'est comme une rencontre de parenté, en découvrant des gens qui sont culturellement semblables, mais que nous n'avons jamais rencontrés», a-t-il conclu.




