Le grand militant de la langue française Gilles Rhéaume a écrit une lettre la semaine dernière à la Commission ontarienne des droits de la personne pour se plaindre des dépliants écœurants Boycott French-owned Stores de Howard Galganov.
Sa réponse est revenue de la commission EN ANGLAIS!
Tu te plains au gouvernement parce qu’ils sont anti-français, et puis ils te répondent EN ANGLAIS. La lettre de Monsieur Robert Chung commence comme suit : Dear Mr. Rhéaume : Thank you for sending an inquiry to the Ontario Human Rights Commission.
Rhéaume qui est le porte-parole d’un groupe très militant qui s’appelle La ligue québécoise contre la francophobie canadienne, avait raison de monter en croisade contre l’attaque de Galganov sur les francos de l’est ontarien.
La loi canadienne défend à quiconque de semer la haine contre un groupe ou une communauté linguistique. Ça veut dire également les francophones.
Conseiller à la population anglophone de boycotter tous les commerces de Russell qui appartiennent à des francophones dans l’est ontarien comme Galganov l’a fait est aussi méprisable sur un plan des droits de la personne que de conseiller la population de boycotter les commerces des juifs, ou des noirs, ou quiconque groupe linguistique ou racial.
Après ça, on se demande pourquoi il y a tant de canadiens-français qui abandonnent et qui passent entièrement à l’anglais. Ça sert à quoi de se battre si ceux qui sont supposément là pour nous aider dans notre bataille, ne prennent même pas la peine de nous répondre dans notre langue.
Howard Galganov a rencontré un adversaire de taille, quelqu'un qui le connaît bien, un de ses anciens adversaires lorsque Galganov habitait Montréal, et aussi incroyable que se soit, se battait en faveur du bilinguisme obligatoire.
Rhéaume a su entre les branches que Galganov était dans les parages de l’eEt ontarien et s’est vite rendu ici pour renouer la guerre.
Galganov dit qu’il ira chercher de l’argent au Canada anglais pour se battre contre l’affichage bilingue dans l’est ontarien; Rhéaume dit qu’il ira chercher son argent au Québec où il y en a beaucoup qui n’ont pas oublié Galganov.
Pour Galganov, l’irascible et colérique Rhéaume pourrait être son pire cauchemar. Les franco-ontariens sont des moutons comparativement à Rhéaume, quand il s’agit de défendre la langue française.
Rhéaume, a déposé une plainte au criminel l’autre jour pour littérature haineuse auprès du détachement de la Police provinciale de l'Ontario du comté de Russell.
«Je m’attends à ce qu’il y ait enquête et que Galganov soit rencontré par la police», a indiqué M. Rhéaume.
Le Code criminel prévoit une peine maximale de deux ans pour quiconque est reconnu coupable d’incitation à la haine.
Puis il y sa plainte à la Commission des droits de la personne – même s’ils ne semblent pas savoir s’exprimer en français à la commission.
S’il est trouvé coupable, Galganov serait obligé de faire ses excuses, et possiblement même payer une amende.
Maintenant Rhéaume enchaîne avec un autre coup.
Il s’en va se plaindre à Postes Canada qui a distribué les dépliants de Galganov. D’habitude Postes Canada ne distribue pas de tels dépliants, surtout pas lorsqu’il s’agit des dépliants qui clament en grosses lettres Boycott French-owned Stores. Ça saute aux yeux pour ceux qui ne sont pas aveugles.
«Je ne le laisserais pas faire. Je lui réserve d’autres surprises, dit Rhéaume. On ne laissera pas un francophobe nous empêcher de vivre en toute liberté dans ce Canada qui reconnaît deux langues.»




